Québec / Préparer un stage à Montréal, ce qu’il faut savoir.

Je (Laura) viens de retomber sur des notes prises lors de mon stage à Montréal en 2016. En repensant au stress administratif que représentait ce voyage pour moi, je me suis dit qu’il fallait que je partage cette expérience. Petite pause donc dans nos récits de Nouvelle-Zélande où nous sommes en ce moment. J’espère que ces conseils pourront vous aider à partir car Montréal est une ville qui mérite 1000 fois d’être vécue. 😉

1 – LE LOGEMENT

Le logement à Montréal est moins cher qu’en France pour des villes de taille comparables. En tant qu’étudiant, vous avez le choix de vous prendre un appartement ou bien de vivre en résidence. Je trouve que les résidences demeurent plutôt chères comparées aux prix des appartements en colocation et le confort n’est pas le même ! Je vous conseille donc d’opter pour la coloc’ et toutes ses réjouissances 😉 . La ville étant étudiante, des chambres se libèrent fréquemment et vous ne devriez pas avoir trop de mal à trouver votre petit cocon.

Dans la plupart des cas, vous n’aurez pas à signer le bail du logement donc vous ne serez pas engagés auprès du propriétaire. Enfin c’est ce qui s’est passé dans mon cas pour une sous-location sur le Plateau dans le quartier portugais (380$). La relation avec le propriétaire n’est pas du tout la même qu’en France. A Montréal, le propriétaire prévient avant de passer mais sa présence est beaucoup plus fréquente au quotidien, afin de vérifier l’état du logement par exemple.

Un tableau à chaque coin de rue

2 – FINANCES

J’ai pris rendez-vous avec ma banquière au Crédit Mutuel avant mon départ et celle-ci m’a créé une nouvelle carte de retrait avec la convention ABROAD. Cela m’a permis de retirer dans les distributeurs gratuitement 4 fois par mois. Au-delà, les retraits sont payants au tarif normal soit 3,30 €  + 2,25 % du montant avec un maximum de 8,18€.  Tous les paiements par carte bancaire sont gratuits dans les magasins avec ce contrat. Comme mon voyage a duré six mois, cela m’a permis d’éviter de créer un compte en banque au Canada et cette solution s’est avérée largement suffisante. Je devais simplement faire attention et retirer en conséquence lorsque j’allais au distributeur pour ne pas avoir à reproduire l’opération plus de quatre fois dans le mois (et donc avoir des frais). A Montréal il est généralement possible de payer par carte dans les commerces donc la convention ABROAD convient amplement.

Non loin du stade olympique

3 – SANTE

Les frais médicaux sont bien plus chers qu’en France, donc mieux vaut être couvert par une assurance internationale. J’ai opté pour GLOBE PVT. Lors de mon arrivée, je me suis aussi rendue à la RAMQ afin d’être enregistrée au Régime d’assurance maladie du Québec. J’ai rencontré quelques étudiants qui se sont contentés de cette protection sociale pendant leur expérience montréalaise et ils trouvaient cela suffisant. A noter également que les temps d’attente sont très longs lorsque vous voulez voir un médecin. Si vous avez juste un rhume ou une angine, je vous conseille de vous rendre directement à la Pharmacie. Les pharmaciens sont de très bons conseils et à l’inverse de la France ils sont habilités à donner des médicaments plus puissants sans ordonnance.

Friperie et son coin café

4 – TELECOMMUNICATIONS

A ce niveau je ne serai pas d’une grande aide, car j’ai choisi de ne pas prendre de forfait mobile pendant mes six mois à Montréal. En effet, les forfaits sont très chers et dans la ville vous trouvez presque partout du wifi gratuit. La meilleure solution je pense est l’achat de cartes prépayées à prix abordable afin de ne pas être engagé auprès d’un opérateur.

5 – STAGE

J’ai trouvé mon stage depuis la France en envoyant une candidature spontanée à une agence de communication qui me plaisait. Après avoir pris connaissance de mon CV et ma lettre de motivation nous avons effectué l’entretien par Skype. Par la suite nous avons commencé les démarches « stage COOP » sur MonCIC. Tout se fait en ligne et l’inscription n’est vraiment pas aisée. Il faut être tiré au sort parmi un « bassin » de candidats aux stages. Ensuite il s’agit de payer les frais d’immigration : 150CAN$ pour vous et d’entrer sur le site une première vague d’information (nom prénom, âge, lieu et dates du stage…). L’employeur doit alors payer ses frais d’employeur: 230$CAN et inscrire la convention de votre stage sur le site. La dernière étape enfin, vous devez entrer le numéro de l’annonce de stage de votre employeur et la relier à votre propre demande d’entrée sur le territoire. C’est à ce moment-là que vous devrez scanner le passeport et les derniers documents administratifs. Normalement cette ultime étape prend 6 semaines à être traitée par l’immigration mais cela peut varier. Une fois votre demande validée, vous recevez votre permis de travail et vous pourrez prendre l’avion !

Si l’administratif vous donne le tournis, faites un petit tour sur le site pvtistes.net. En plus des nombreux tutos, les administrateurs sont hyper présents et répondent à vos questions dans la journée.

En agence de communication, j’avais un rythme de travail comme en France : 35h semaine. Je commençais à 9h et je finissais à 17h avec une heure de pausé déjeuner. Les québécois sont très respectueux de la vie privée et ne vous feront pas faire des heures supplémentaires indécentes. Par contre, les stages sont bien souvent non rémunérés, à part dans l’ingénierie.

Dans mon cas, les relations au travail étaient très bonnes. Nous faisions souvent des sorties entre collègues mais je ne sais pas si c’est une généralité. En tout cas les québécois de manière générale aiment beaucoup les français et leur réservent bon accueil. Ce sont des gens très disciplinés et respectueux. Par exemple, ils font la file d’attente pour monter dans le bus.

Du côté du Mile End

6 – Vie quotidienne

L’hiver il peut faire très froid. Ce n’est pas le même froid qu’en France, il y a du vent et l’air est plus humide. Je vous conseille d’acheter une bonne paire de bottes de neige et un manteau adapté à des températures pouvant aller jusqu’à -30, -40 en température ressentie. Le rythme de vie des canadiens est un peu différent du nôtre. Ils se lèvent tôt et sortent tôt dans les bars. Le fameux 5 à 7 est très populaire. Aussi ne vous étonnez pas si les concerts finissent à minuit.

Pour ce qui est des transports la ville est très bien desservie en métro et bus. Mais dès que les beaux jours arrivent, un conseil : achetez un vélo ou prenez un abonnement Bixie (les vélos de la ville). Vous ne le regretterez pas : les pistes cyclables sont partout, elles sont larges, les routes ne sont pas en très bon état à cause de l’hiver très rude mais vous découvrirez la ville sous un autre angle et gagnerez un temps fou !

Et en plus vous ferez partie de la communauté des bikers !

La nourriture : les québécois mangent plutôt santé et font attention à leur hygiène de vie (ils vont beaucoup à la salle de sport). Attendez-vous à découvrir des légumes que nous n’avons pas l’habitude de manger comme le kale ou le bok choy. C’est une ville très gastronomique avec énormément de petits restaurants. L’été on ne compte pas le nombre de festivals.

L’escalier, bar culturel

7 – PETIT BILAN 

Ce  stage a été très bénéfique pour moi sur le plan personnel et professionnel. C’est toujours intéressant de re-découvrir son métier à l’étranger. Mais surtout je suis tombée en amour avec cette ville et son rythme impossible à suivre. Montréal qui organise des événements culturels à en perdre haleine, pelte des kilos de neige l’hiver pour ensuite bourgeonner à toute allure. Montréal et ses petits cafés aux lattés mousseux, ses murs bombés, ses petites maisons bordées de jardins, ses barbecues dans les parcs, ses micro-brasserie, ses quartiers aux couleurs du monde, ses injures pastorales, ses bœufs musicaux, ses artistes chevronnés… Je pourrais continuer longtemps l’énumération de tous les petits détails qui m’ont touché là-bas. Le plus simple étant d’y goûter.