MALAISIE / Oasis is good – retour à Kuala Lumpur

Nous sommes de nouveau à Kuala Lumpur, la première et dernière étape de notre périple en Malaisie. Cette fois-ci nous n’avons pas pu réserver dans la Guest house « Chez Nathalie » que nous avions tant apprécié et nous nous rabattons sur une offre à peu près similaire « l’Oasis ». Cette auberge se situe littéralement à 10 mètres du quartier chinois. Nous logeons dans le premier des quatre étages, une petite chambre borgne, mais qu’importe, nous avons accès au toit. Le rooftop de l’Oasis est un vrai havre de paix et de rencontres. Tous les backpackers, s’arrêtent ici pour admirer la vue et partager un thé, ou une histoire de voyage. Nous faisons la connaissance de Fred qui a passé 4 ans en Amérique du sud et qui depuis s’attaque à l’Asie. Il nous explique que la Guest house est son QG en Malaisie et que d’ailleurs il ne vient pas à Kuala Lumpur mais à l’Oasis ! Ici il connaît tout le monde : le bosse qui vient une heure par jour fumer sa « cigarette » sur le toit, le peintre Malais qui décore les murs de l’auberge de toiles psychédéliques, le manageur, amateur matinal de rap, de métal et de dancefloor… Fred nous raconte aussi ses trois mois passés dans la jungle avec un chaman à boire de l’Ayahuasca, jusqu’à avoir la révélation tant attendue sur lui-même et sur sa vie, ce qui lui permet aujourd’hui de continuer ses voyages en sachant qu’il est sur la bonne voie.

L’entrée de l’Oasis
Le rooftop =)

Nous faisons par la suite la connaissance de Mathieu et Vera. Lui, est un jeune français qui a visité l’Asie pendant 2 ans et après la Thaïlande, le Laos ou encore le Cambodge il nous avoue que la France commence à lui manquer. Elle, est originaire d’un petit village de Bornéo. Elle nous raconte que là-bas, la tradition voulait dans le temps qu’on coupe une tête et qu’on l’offre à sa promise en guise de cadeau de mariage. Comme l’histoire est bien faite, Mathieu parvient à séduire Vera sans commettre la moindre décapitation. Avec eux nous visitons Kuala Lumpur d’une bien jolie manière. Vera qui connaît la ville comme sa poche nous fait découvrir de délicieux petits restaurants :

  • Pour un bon indien authentique et pas trop cher dans la little india (Brickfields) : Anjappar
  • Rendez-vous ensuite à Chow Kit, le quartier où tout a commencé puisque à l’origine c’est ici que se trouvait le Kuala Lumpur « village ». Pour manger du poisson entre amis : Rosdet Tom Yum
Kuala Lumpur grandit vite
Tombée du jour sur la tour KL
No sleep in the city

Nous profitons de nos derniers jours en Asie pour préparer des petites réserves pré-nouvelle-zélande. Et avec du recul nous avons bien fait ! Notre proximité géographique avec le quartier chinois est aussi l’occasion de marchander sec des nouvelles fringues pour Martin (Laura est interdite de shopping car elle n’arrive déjà presque plus à porter son sac…) et de nous balader une dernière fois dans le dédale de stands.

Dans notre liste des choses à faire avant de partir, il ne reste plus que deux choses : grimper au sommet des Petronas et goûter au Dourianne, un fruit étrange qui peut mesurer jusqu’à 50 cm et que les malais s’arrachent. Nous trouvons sans peine ce gros litchi à l’odeur prégnante de soufre (si bien qu’il est interdit dans les transports en commun). Verdict : malheureusement le fruit à le goût de l’odeur, et il pue. La texture par contre est intéressante : crémeuse, sans jus, elle rappelle l’avocat.

Au détour d’une rue, un temple indien et ses statues
Les temples hindous ici ne ressemblent en rien à ceux que nous avons découvert à Bali

Pour ce qui est des tours jumelles, Vera et Mathieu nous parlent d’un bon plan qui consiste à se présenter tôt le matin à la billetterie pour obtenir des tickets gratuits. Ne cherchez pas, cela n’existe plus ! Nous avons fait la douloureuse expérience d’un réveil aux aurores tous les 4 pour qu’arrivés à la caisse on nous demande 85 RM. Et oui l’accès au skybridge est hors de prix ! Ce qui ne coûte rien par contre, c’est de traîner au KLCC park et d’observer les canards se dandiner au pied des deux géantes. 😉

Nous sommes tristes de devoir déjà quitter l’Asie. Nous avons le sentiment d’avoir vu si peu et compris à peine 1% de la culture locale. Nous nous faisons la promesse de revenir pour barboter dans les îles Perhentian que tout le monde nous a vendu comme « le spot avec les plus belles plages et l’eau turquoise comme dans un rêve ». Enfin pour le moment dans nos têtes c’est plutôt les images des vertes prairies de la comté qui ondulent. En effet, nous avons décidé de partir un an avec un permis vacances travail en Nouvelle-Zélande. Un vaste programme nous attend : trouver un van, l’aménager et sillonner les terres sauvages et spectaculaires des kiwis.  

Laisser un commentaire