Nouvelle-Zélande / Les premiers jours à Auckland et le choix du van

Nous voici arrivés en Nouvelle-Zélande, notre nouveau pays d’accueil pour l’année. Plein de projets en tête et de bonnes résolutions, nous fumons notre dernière cigarette, grelottant sous les 18 degrés printaniers (nous arrivons de Malaisie alors forcément notre sensibilité au froid est un peu détraquée). Rejoindre notre Airbnb s’avère compliqué : notre forfait free ne fonctionne pas alors que l’itinérance nous permet théoriquement 25Go d’internet et appels illimités. Nous finissons par trouver un bus qui nous approche de notre logement, mais il nous reste encore 8 bons km à parcourir, sans connaître l’emplacement exact car nous n’avons pas le GPS (merci free) … Nous décidons donc d’aller boire un café dans un fastfood et demandons au serveur le code du WIFI. Ils n’en ont pas. Alors que notre bonne humeur commence à être compromise, une grande brune nous alpague « Hi, are you french, I come from Italia and I live in NZ… ». Georgia a le mal du pays et voir des « voisins » lui fait plaisir. Après nous avoir posé 150 questions sur notre séjour, elle nous propose de nous déposer chez-nous en voiture accompagnée de ses deux filles : « Welcome in NZ » conclue-t-elle ! C’est notre premier contact avec quelqu’un du coin et nous sommes abasourdis par tant de gentillesse.

Chez Jojo LU, est une maison tenue par un couple chinois qui dispose de 5 ou 6 chambres à louer. C’est très propre, le seul hic étant que leurs deux filles de 2 et 5 ans ne dorment jamais, mais vraiment JAMAIS… Nous sommes fatigués mais également très affamés, nous demandons ou nous pouvons trouver à manger. Notre hôte nous indique une grande surface située à 2Km. Il est 20h, et terrassés par notre journée nous décidons de prendre un Uber. Les prix sont prohibitifs, 10$ pour 5 min de trajets. En Malaisie nous en aurions fait 30… Très vite nous nous rendons compte qu’il en va de même pour l’alimentaire. Les tarifs au super marché nous semblent impressionnants, plus chers qu’en France. De toute façon il va bien falloir s’y faire, nous sommes là pour l’année.

Les jours suivants nous avons plusieurs objectifs :

  • Ouvrir un compte bancaire et transférer de l’argent.
  • Obtenir notre numéro d’IRD pour pouvoir travailler légalement.
  • Trouver LE bon van et l’acheter.
  • Rejoindre notre Woofing dans 5 jours à 180km de là.

Les deux premières étapes ne nous prennent pas bien longtemps, c’est fou comme les démarches administratives sont simples ici comparé à la France. Ouvrir un compte bancaire et récupérer une CB qui fonctionne prend environ 15 minutes. Et la banque se charge de faire le papier pour l’IRD que nous recevons dans les quelques jours qui suivent… En France pour la même chose ça doit se calculer en semaine voir même en mois.

Nous avions commencé à nous renseigner sur les vans quelques semaines avant notre arrivé pour nous tenir informés des prix pratiqués et des moyens existants pour trouver la perle rare. Des sites de vente en ligne, des groupes Facebook, des marchés auto, des concessionnaires spécialisés… Notre idée originelle est de trouver un camion tout équipé car en Nouvelle-Zélande, il existe une réglementation pour les véhicules aménagés appelée « self-contained » et qui permet de se garer gratuitement dans une multitude de campings. Nous vous en parlerons plus en détails lorsque nous vous présenterons « Ginette ».

Après avoir pendant une semaine, arpentés les garages de l’horreur qui proposent des vans datant de l’avant-guerre et rencontrés des particuliers qui tentent de se débarrasser de leurs épaves à des prix exagérés, nous commençons par perdre patience. En faisant une recherche sur trademe (le boncoin local) nous découvrons un petit garage très bien noté spécialisé dans l’import de van. Nous enfourchons notre scooter de loc (oui ça devient une habitude) et partons à la rencontre de Dean.

Un des camions aménagé-avec-les-pieds que nous avons visité

Dean, un des co-gérants de 0800 Best Deal Car nous fait faire le tour de ses véhicules. Nous tombons alors sur Ginette et là… gros coup de foudre, comme dans un film. Elle n’est pas immense mais elle coûte moins cher que les vans-épaves aménagés que nous avons vu et surtout elle a à peine 100 000km au compteur, diesel et date de 2008 ! Après 1 minute 30 de réflexion et une petite négoce avec Dean, l’affaire est dans le sac. Il nous offre les papiers du véhicule et autres démarches administratives, les milles premiers kilomètres, la courroie de distribution et une voiture de location pendant trois jours (le temps de changer la courroie). Comme nous ne roulons pas sur l’or nous quittons notre airbnb et dormons dans cette Ford Fiesta avant de récupérer notre bébé. C’est assez ghetto et nous goûtons à nos premières douches publiques dans les piscines municipales et autres casse-croûtes froids.

Ginette, une Nissan Vanette trop photogénique

Cela nous laisse aussi le temps de visiter un peu Auckland, de marcher au Mont Eden pour admirer la ville, de visiter le musée et de rester scotchés devant l’exposition temporaire « Wildlife photographer of the year ». (Et bien sûr d’aller au bar).

Nous bataillons pour transférer notre argent car dans notre grande capacité d’anticipation, nous n’avons pas prévu de système de transfert en ligne et nos banques françaises ne comprennent rien et nous demandent inlassablement un rib, ce qui n’existe pas ici. Voici donc arrivés le jour du paiement de Ginette et nous sommes un peu tendus car nous n’avons aucune certitude quant à l’efficacité de nos cartes bleues pour une telle somme…. Ouf ça passe. C’en est presque flippant, nous faisons juste glisser notre visa dans l’appareil, une signature, et nous voilà propriétaire. Les amis ne perdez pas votre carte !

Finalement nous avons donc acheté un van vide, il ne nous reste plus qu’à l’aménager et à lui faire passer la fameuse certification. Affaire à suivre…

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