INDONÉSIE / Notes de train

L’Indonésie est complexe au regard de ses nombreuses langues, de sa culture colorée. Elle se fait belle en sarong, voilée de ses plus belles étoffes et observe le regard curieux ceux qui font le chemin pour admirer sa beauté. Bouddhisme, hindouisme, catholicisme et surtout islam ont caché sur ses terres milles temples, milles traditions, milles prières. L’Indonésie surtout est simple. Si tu veux te jeter dans la mer, enfile des chaussettes, des tongues et accroche bien ta famille sur ton scooter, le chien peut venir aussi. Sous les doigts des enfants, les sacs plastiques se transforment en cerfs-volants et les deux roues roulent aussi. Et toi touriste blanc habitué aux normes et aux codes tu apprends vite que pour te déplacer, il suffit de ne pas tomber et qu’à gauche comme à droite tu passes, si tu l’oses. Par contre sois gentil et comprend que contre quelques roupies, un garde du corps surveillera ton bolide au parking et que pour manœuvrer dans tout ce charivari tu auras parfois besoin de l’aide d’un homme et de son précieux sifflet. L’Indonésie est nombreuse, elle recèle de petits boulots. Quelques bouteilles d’essence, des noix de coco, une machette sur une table, trois habits sur un cintre et voilà de quoi passer la journée ou du moins essayer. La débrouille ne manque pas et le courage court les rues. Car de l’aplomb il en faut pour tirer son chariot sous ce soleil de plomb. Partout les minuscules commerçants s’activent et percent les nuages pollués d’odeurs de gingembre, de piments et de citronnelle. Tu as faim, il est 10h, minuit, qu’importe l’Indonésie se moque des horaires. Son pouls suit à la seconde le rythme des rues et l’agitation des routes. L’Indonésie est souriante. S’en est déconcertant. Comment font-ils ces hommes et ses femmes qui récoltent le riz à la main le dos plié en deux, qui descendent au fond des volcans pour en recueillir le souffre. Comment font-ils pour encore avoir la force de sourire à pleine dents et rire et s’enquérir des autres ? La lassitude de nos métros parisiens parait bien loin pourtant qu’elles vies de chiens ici aussi. L’Indonésie est simple et c’est vraisemblablement dans cette simplicité qu’est planqué le secret de sa bonne humeur.

Croisé en sortant de la mosquée
Un petit café ?
Warung

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