MALAISIE / Kuala Lumpur, ça pousse !

Nous voilà partis de Jakarta où nous ne sommes restés qu’une nuit le temps du transit (celui de Laura est toujours en France). La Malaisie est devant nous à présent. Pour commencer ce sera la capitale Kuala Lumpur. Nous sommes surpris en arrivant à l’aéroport de trouver une technologie si avancée et un confort à l’occidentale. Ce sont des gratte-ciels immenses qui les premiers dessinent le paysage. 5 millions c’est le nombre d’habitant qu’il faut loger tout de même.

Gratte ciel à perte de vue

Notre porte d’entrée dans la ville c’est cette gigantesque arcade qui délimite l’entrée du quartier chinois. Il est aussi reconnaissable par ses centaines de lanterne calligraphiées qui décorent le ciel et font office de fil rouge dans le bazar des rues. Partout les commerçants s’activent pour dresser leurs stands : contrefaçons, brochettes, jus de fruits, multiprises, on trouve de tout ici. Nous remarquons que toutes les femmes ne sont pas voilées, et certaines portent des shorts. Nous finissons notre tour des curiosités et débouchons presque immédiatement sur un second monde parallèle en ébullition : le Bengladesh.

Lampions quartier chinois

Chaque quartier est une nouvelle ville à découvrir. Cette décomposition nous fait penser à Montréal et ses ambiances changeantes selon les rues et leurs couleurs. Nous décidons de nous arrêter petit-déjeuner dans un restaurant « indien ». Le gérant nous regarde avec des gros yeux lorsque nous évoquons une envie de pancakes ou de tartines. Il nous conseille alors deux lignes sur la carte. Allons-y. 15 minutes plus tard nous le voyons revenir avec deux énormes crêpes garnies au poulet à la crème au fenouil servies avec des petites sauces au curry et aux piments. A un peu d’exotisme prêt c’est ce dont nous rêvions =).

Stands de nourriture exotique

Un peu plus tard, au gré des routes, nous nous retrouvons dans la rue des bijouteries. Ici le prix est calculé au poids. Nous croisons un client qui débourse la modique somme de 50 000 ringgits pour sa femme et sa fille soit 10 000 petits déjeuners. Ah oui tout de même…

Ce qui nous a également surpris à Kuala Lumpur, c’est le nombre de grues dans le ciel (nous nous sommes d’ailleurs dit que loueur de grues est un métier plein d’avenir ici). La ville pousse dans tous les sens et nous nous demandons bien à quoi elle va ressembler dans 10 ans. C’est un peu la course à qui aura la plus grande (tour).

Escalade de grues

Avec tous ces kilomètres avalés, nous décidons de nous arrêter au café VCR, une jolie place où nous dégustons un burger au crabe (RM 24) au bord d’une véranda. Comme vous pouvez le voir sur la photo le crabe est encore entier comme s’il essayait de s’échapper du pain. Nous avons émis 1000 hypothèses sur la faisabilité de la chose mais cela reste encore un mystère pour nous. En tout cas, c’est délicieux et nous recommandons chaleureusement ce lieu créatif autant pour sa cuisine que son ambiance et sa décoration.

Burger au crabe au VCR

/ !\ Nous nous excusons par avance, les histoires de bouffe ne font que commencer. Nous sommes gourmands et la gastronomie Malaisienne est particulièrement réputée en Asie car elle puise son inspiration en Indonésie, Chine, Japon, Inde, Pakistan, Népal, Europe ou même Russie.

Le soir nous sortons voir les fameuses tour Petronas, les deux plus hautes tours jumelles du monde. Conçues par l’architecte argentin Cesar Pelli et inaugurées en 1998, elles comportent 88 étages pour une hauteur totale de 452 mètres. Nous avions trouvé au préalable sur internet un bon plan pour avoir une vue imprenable sur l’édifice sans se ruiner. Il suffit de monter en haut du Traders hôtel. A son sommet se trouve un bar panoramique avec piscine.

Tours Petronas depuis le traders hôtel

Nous rentrons après cette belle journée chez Nathalie guest house, notre logement peinturluré et son ambiance type auberge espagnole. Sur place nous partageons une tortilla des patatas et une bouteille de gin avec 2 russes, 2 catalans, 1 allemand et 1 Palestinien… Le tout dans une ambiance super détendue. Chacun raconte son histoire et ses centaines de projets : l’un a fait 6 semaines de trains à travers la Russie pour arriver ici et rêve de voir des orangs-outans dans la jungle, l’autre a traversé l’Afrique en stop et vend du macramé dans la rue pour financer un départ en Amérique du sud…

Nous sommes loin d’être les plus téméraires.

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