BALI / Bus, bus et re-bus

Bus local petite version

Après un horrible nuit passée dans notre chambre de Bedugul entre le bruit des 50 coqs et des 2 mosquées du quartier, Martin se reveil à 5h pour aller faire des photos du temple de Pura Ulun Danu Beratan au lever du soleil comme nous l’a conseillé la veille le propriétaire de l’hôtel. Une fois habillé, scooter enfourché pour rejoindre les rives du lac il se retrouve coincé devant les grilles de l’hôtel qui sont cadenassées ! Martin tourne en vain pour trouver une sortie, rien à faire. Il retourne se coucher énervé. Décidément cet endroit ne nous réussit pas.

A 9h30, nous allons voir le propriétaire pour connaitre le moyen le plus rapide de quitter les lieux. Nous déclinons une offre exubérante de taxi et nous montons dans le premier bus qui passe, et qui va bien entendu dans le sens opposé au notre. Mais peu importe, au moins, nous partons ! Le trajet dur une heure et le bus nous dépose à Mengwi, une ville juste au nord d’UBUD… Le chauffeur nous indique la route pour aller vers Gilimanuk, un lieu proche de notre maison du jour (qui se trouve actuellement à 120km). Aprés 600m dans la direction indiquée, nous demandons à des locaux qui parlent anglais comment « vraiment » prendre le bus. Ceux-ci nous répondent en toute simplicité, « just have to wait here ». Hummmm ok, mais nous ne voyons aucun arrêt. C’est juste un trottoir. Pourtant une minute après, un bus s’arrête. Zut ce n’est pas le bon. Le bus qui passe dans la minute suivante va par contre au bon endroit !

Les « public bus » sont vraiment folcloriques ! Ils font à la fois : bus, livreur de marchandise, récupèrent des pièces auto, transportent les scolaires, la totale. Les portes avant et arrières sont grandes ouvertes, ce qui n’est pas désagréable car c’est la seule climatisation ici. Deux employés sont à bord, le chauffeur et le… nous ne savons pas comment l’appeler. Le livreur, le contrôleur (cf vidéo en fin d’article). Il a une pièce de 1K dans la main et tape sur la carrosserie du bus pour dire au chauffeur de s’arrêter. Il récolte les paiements des passagers. D’ailleurs, les tarifs sont vraiment aléatoires. En arrivant, vous donnez quelques choses, si cela lui convient c’est bon, sinon il vous demandera plus. Nous avons eu 3h pour analyser le fonctionnement et ce que donnait les gens et je penses que nous nous en sommes bien tirés. Pour deux nous avons payés 100k pour ce qui nous aurait coûté environ 400k en taxi.

Lors de ce trajet en bus public sur routes sinueuses (as always), nous avons encore pu admirer la façon de conduire des Balinais. Pour vous donner quelques exemples parmi les plus frappant : notre bus double un camion, pendant ce temps il se fait doubler par un scooter 125cc qui lui même se fait doubler par un scooter 150cc ! Ou bien, Notre bus double un autre bus, et entre les deux un scooter double les deux. Ou encore, notre bus se fait doubler par un camion alors qu’une voiture est à 150m devant, notre bus doit ralenti et la voiture aussi pour laisser le maxi camion doubler. Franchement, parfois, il vaut mieux fermer les yeux.

Le bus nous dépose juste devant le ferry pour Java. Nous demandons aux quelques échoppes à proximité si elles savent ou nous pouvons louer deux scooters pour faire les 15km qui nous séparent de notre but : Munduk Permuteran. Avec nos gros sacs, nous ne pouvons pas monter sur un seul et même engin. Mais rien à faire, pas de scooter à louer par ici.

On pèse lourd

Et tout à coup heureux hasard, un bus s’arrête à côté de nous et nous demande ou nous allons. Il va dans la même direction, parfait. Ce bus est encore plus frappant que les deux premiers : un gros trafic à l’ancienne qui transporte 8 femmes voilées et un homme en plus du chauffeur et de nous deux. Les portes sont également grandes ouvertes et nos sacs sont presque contre l’absence de porte. Toutes les dames à proximité tiennent nos sacs. C’est bizzard de voir autant de main sur nos maisons. Les femmes n’arrêtent pas de regarder Laura, il faut dire que pour une fois elle leur met à toutes deux têtes. Leurs regards sont entre l’admiration et la curiosité c’est vraiment étrange. Une fois l’homme descendu, elles se mettent à causer avec nous et à essayer de nous expliquer des choses en indonésien. Parmi les gestes et les regards, nous comprenons qu’elles trouvent Laura magnifique et qu’elles félicitent Martin ! Nous les remercions et le chauffeur finit par nous déposer.

Une fois les deux pieds au sol, nous regardons la carte et découvrons que nous sommes 2km trop loin. Pas le choix, on se met en marche vers notre Bnb à pied. Il fait un bon 30° et nous avons entre 13 et 17kg sur le dos… C’est assez sport alors pour moins souffrir sous le cagnard on achète du raisin auprès d’un vendeur ambulant. Quelle erreur ! On découvre 200m plus loin une tribu de gros macaques. Nous qui pensions ne plus en revoir, eux nous ont bien vu. Le plus gros d’entre-eux avec un regard qui déborde d’une envie fugace de raisin se jette sur Laura. Martin en preux chevalier se barre en courant en lui hurlant « jette le raisin, jette le raisin !! ». Pendant ce temps là Laura garde fermement son raisin dans la main et jette un « pshiitt menaçant » au macaque. Finalement il gagne et en deux secondes l’affaire est réglée. Il existe quand même une justice car à peine notre vandale redescendu de Laura, 20 singes lui foncent dessus à son tour et récupèrent le butin.

En arrivant, enfin, nous découvrons un hôtel superbe avec tout le confort dont nous rêvions depuis le début de la journée. Et la plage… au prochaine épisode !

Au loin la silhouette des volcans de Java
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