BALI / Premiers pas : Dempasar, Kuta utara et Tanah Lot

Plage du temple Tanah Lot

Nous voici arrivés à Bali,

Tout commence par l’aéroport, jusque-là rien de surprenant hormis le fait que l’aéroport de Denpasar c’est une expérience à part entière ! 200 chauffeurs de « taxi » sont là à vous attendre et à vous alpaguer (plus ou moins gentiment) pour vous véhiculer jusqu’à votre lieu de résidence ! Et certains sont légèrement insistants !

Après avoir choisi un chauffeur qui n’avait pas l’accréditation officielle mais qui semblait bien sympa, nous voilà partis pour traverser Denpasar et rejoindre Kuta Utara, une petite ville à 12 km de l’aéroport. Rapidement nous commençons à comprendre la différence de paysage, de coutume et de mode de vie avec Paris que nous avons quitté il y a seulement 24h.

Déjà, tout le monde a le sourire, les gens sont dans les rues à faire tout et n’importe quoi (réparation, essence, alimentation…) et surtout il y a un nombre de scooters incalculable qui passent à gauche, à droite devant, derrière le taxi avec pour seule indication des klaxons en permanence. A noter aussi que ces scooters transportent de tout en passant de la brouette, aux trois enfants, aux bonbonnes de gaz et aux deux chiens. Côté code de la route, les feux rouges sont quasi-inexistants mais nous reviendrons plus tard sur les règles de conduite locales.

Les 10 km à vol d’oiseau qui nous séparent de l’aéroport nous prennent 1h30 en taxi à cause de la circulation et des détour que nous devons faire régulièrement pour éviter les sens uniques. Mais le prix du taxi était négocié à l’avance pour l’énorme somme de 250 000 roupies soit environ 18€…

Nous voici finalement à notre villa. Sur place nous avons un service de chambre, des cuisinières que nous partageons entre 6 pavillons, et même, une piscine à débordement que même un frileux comme Martin trouve chaude, c’est dire.

Le jetlag se fait sentir : à 19h, heure locale nous somme au lit et dès 6h du matin nous sommes bel et bien réveillés. C’est partit pour découvrir les alentours avec au programme du jour la mer et le temple de TANAH LOT.

En voyant la distance qui nous sépare de la plage, nous pensons d’abord que nous pouvons nous y rendre à pied, mais après avoir marché 15 min sans trottoirs et parmi les milliers de scooters qui nous frôlent et nous klaxonnent à volo, nous décidons bien vite de faire demi-tour pour retourner à la villa et louer nous aussi un deux roues (50k). C’est à ce moment-là que commence la vie indonésienne !

Les limitations de vitesse ça n’existe pas ! Heureusement, il est impossible de rouler vite tellement la route est piégée : des embranchements de partout, des trous de 20 cm tout les 100 m, et surtout un monde incroyable qui a comme seule règle : fais attention à moi car/et moi je fais attention à toi ! Il s’agit de la loi du plus fort et du plus gros mêlée à une certaine logique. Nous pouvons vous dire que c’est extrêmement impressionnant les premiers kilomètres.

Nous avons comme destination de base Pantai Batu Bolong : une plage de surfeur, mais lors de cette première expédition nous sommes tout simplement incapables de la trouver tellement les routes sont mal indiquées. Nous arrivons donc par hasard (il faut le dire) à une autre plage plus tranquille ou nous nous reposons un peu. Puis nous décidons d’essayer de trouver TANAH LOT le temple hindou dédié à la mer. Après plusieurs demi-tours et bifurcations, nous arrivons à bon port.

 

Déjà, il faut savoir que l’entrée sur le site est payante 160k/ deux personnes (environ 12€). En découvrant cela nous décidons de rebrousser chemin pour trouver une entrée gratuite… Mais l’appareil touristique est bien huilé : d’un côté vous avez un hôtel de luxe avec golf et des dizaines de gardiens qui empêchent de passer (pour la petite anecdote on s’est fait attraper au milieu du complexe avec notre scoot tout pourri et le gardien a bien halluciné) et de l’autre la cote avec des rochers qui sont difficilement praticables. Donc comme des bons touristes, nous avons finis par payer et par entrer.

Les temples du complexe sont superbes mais quel monde ! Touristes et vendeurs en tous genres vous empêchent de prendre de belles photos facilement. Mais bon nous faisons partis de cette masse alors…

Une fois arrivés au pied du temple principal, c’est la blague ! Vous êtes devant ce gros rocher avec à son sommet un temple magnifique mais duquel vous ne discernez pas grand chose. En bas des « moines » vous barrent la route avec une grande tige en bambou et vous demandent de passer un rituel payant qui consiste à vous orner d’une fleur, mettre de l’eau bénite sur votre front et d’y déposer quelques grains de riz.

Cela semble être la seule solution pour passer et ça énerve beaucoup Martin de devoir repayer pour entrer. Mais bon, on est arrivé jusque-ici c’est dommage de ne pas aller plus loin… Alors on regarde les plus petites pièces que nous avons et passons au rituel. Le clou du spectacle… Une fois affublé de votre petite fleur, vous avez accès à quatre marches d’escalier qui débouchent sur une plateforme à 3m du sol, qui en faite ne donne sur rien de plus que ce que vous voyiez auparavant ! Un gros attrape touriste…

Chinoiserie

Nous finissons la visite des autres temples et nous repartons un brin énervés de nous être fait avoir de la sorte. La prochaine fois nous ferrons plus attention…

En repartant nous nous reperdons et nous arrivons sans trop le vouloir proche de la plage de Batu Bolong (la fameuse plage de surf que nous voulions voir en début de journée). Nous en profitons donc pour y faire un saut. Parking payant, vendeurs en tous genres, partout…. et plage dédiée avant tout aux surfeurs : pas de fond, beaucoup d’algue mais des grosses vagues, c’est tout de même une jolie plage.

 

La conclusion de cette journée est qu’à Bali il faut sortir des sentiers battus sans quoi vous êtes souvent considéré comme un porte-feuille ambulant.

Pour appliquer cette règle, nous avons décidé de sortir une fois la nuit tombée pour nous promener proche de la villa. Et là nous avons découvert des temples magnifiques, des gens bienveillants sans avoir à débourser un centime. Une petite dame nous a expliqué comment prononcer en indonésien toutes les soupes locales et s’est moquée de nous en nous voyant nous étouffer avec les épices. Pour ces prochains jour nous essayerons de suivre notre instinct plutôt que les lieux ultra-touristiques. Nous vous tiendrons informés 😉 !

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