MALAISIE / 3 jours paradisiaques sur l’île de Pangkor

Vue depuis Pankgor, petit îlot habité
Laurent le Varan

Cela fait plusieurs jours que nous enchaînons les grosses aires urbaines. Entre Yogyakarta, Bandung, Jakarta et Kuala Lumpur, nous commençons à être en peine de nature. Nous prenons donc un ticket de bus pour Pangkor, une île située à seulement 3h de route de la capitale malaisienne. Pangkor, c’est un peu comme le blase du paradis : une adorable petite terre de pêcheurs couverte de jungle et entourée de plages sauvages. Cette destination est assez peu prisée par les touristes qui lui préfèrent des îles plus au nord telles que Langkawi.

Pangkor

Et pour cause : nous sommes presque les seules touristes dans le ferry qui fait la navette entre Lumut et Pangkor. Arrivé à l’embarcadère, nous montons dans un des mini-vans roses qui font office de taxis sur l’île. Nous nous installons dans une chambre simple mais bon marché à l’hôtel « watefall beach resort ». Cet hôtel est un peu en retrait du reste du village, la tranquillité est donc au rendez-vous, hormis lorsque les singes jouent et copulent sur le toit des bungalows. Les chambres n’ont pas le wifi mais qu’importe nous avons 8 kilomètres d’île à découvrir. C’est parti !

Pris la main dans le sac
Château de sable

Après 5 minutes de marches nous avons les pieds dans le sable fin, et trouvons une magnifique baie découpée ça et là par quelques petits îlots et des bateaux de pêcheurs. L’eau est chaude même pour Martin, et il lui faut bien 27° pour faire trempette. Des balançoires en pneus et en cordes ont été installées pour les enfants sur la plage.

La journée est déjà bien avancée, nous dînons face à la mer dans un des petits restaurant de coquillage et de poissons qui courent les rues. C’est beau.

Repas de la mer
Coucher de soleil

Le lendemain, notre programme pourrait ressembler à un slogan politique français « pêche plage et nature ! ». Nous louons un scooter et parcourons l’île à bonne allure. Sur la route, nous croisons des singes et une mosquée les pieds dans l’eau.

Notre mosquée préférée

L’île est magnifique, toute petite aussi mais nous réussissons tout de même à nous perdre dans quelques villages de pêcheurs. Pas de problème, nous en profitons pour faire une halte petit-dej’ dans l’un d’eux. La population est majoritairement chinoise et le serveur parle à peine anglais. Il amène Martin quelques pâté de maison plus loin pour choisir nos menus… dans un autre restaurant donc. Martin une fois revenu, nous essayons de comprendre le prix : 15 RM soit 3€. En fait, après nous avoir annoncé 15 prix différents (des chiffres au hasard en anglais) avec un accent venu d’on ne sait où, nous comprenons que nos deux assiettes coûtent 1,5 RM.

Après cette petite aventure, nous partons pêcher. Car oui nous nous étions achetés une canne à pêche pour l’occasion à Kuala Lumpur. Bon c’est un peu un jouet mais nous nous amusons beaucoup à démêler le fil et à voir notre flotteur s’enfoncer dans l’eau limpide. Bien entendu nous ne remontons aucun poisson, nous les engraissons juste.

Ne perdons pas espoir
Martin, pêcheur amateur

Sur le chemin du retour nous croisons un énorme varan sur le bitume et un habitant qui nourrit des calaos rhinocéros, drôle d’oiseaux au double bec. Il nous donne des morceaux de bananes et nous invite à essayer.

Calaos amoureux

Le soir nous ressortons manger (on ne fait que manger en Malaisie) du crabe et une soupe de crustacés. L’orage s’abat sur l’île et nous observons la mer qui s’agite sous les tôles de notre terrasse sur pilotis. On se régale dans cette ambiance post-apocalyptique avant de rejoindre notre petite chambre bien au chaud.

Nous avons littéralement adoré l’île de Pangkor. Si vous avez envie de vivre d’amour et d’eau fraîche loin de la civilisation, vous trouverez votre bonheur là-bas c’est sûr.

Laisser un commentaire